Une définition de l’Art Urbain ?

« L’Art Urbain a introduit, dans les villes occidentales, la proportion, la régularité, la symétrie, la perspective en les appliquant aux voies, places, édifices au traitement de leurs rapports et de leurs éléments de liaison (arcades, colonnades, portes monumentales, arcs, jardins, obélisques, fontaines…) On lui doit la notion de composition urbaine, dérivée de la peinture… ». Cette définition due à Françoise CHOAY dans le Dictionnaire de l’Aménagement et de l’Urbanisme se réfère au passé ou à la tradition. Elle s’inspire de celle de Pierre LAVEDAN qui note que « la répartition et l’aménagement de ces espaces libres, tel est l’objet de ce qu’on appelle Art Urbain ».

De nos jours l’Art Urbain, dans l’esprit du public, s’attache plus particulièrement à la présence d’œuvres d’art dans la ville telle qu’elle peut être promue par l’Etat dans le cadre du 1% du coût des constructions publiques qui est réservé aux artistes. Il s’attache aussi à la réalisation du mobilier urbain ou du traitement des sols. Cette définition est bien évidemment très réductrice.

Bernard HUET, dans un article intitulé « Espaces publics, espaces résiduels », s’interroge sur la définition de l’Art Urbain. Qu’est-ce que l’Art Urbain ? Dit-il : « C’est un savoir et une pratique relativement anciens, distincts de l’urbanisme et de l’architecture, qui permettent de donner une forme à la ville et plus particulièrement aux espaces publics. C’est l’art de dessiner un espace ouvert comme on projette un ensemble d’architecture »; il poursuit en indiquant : «l’Art Urbain permet d’inverser les priorités et de faire en sorte que la forme de l’espace public induise un certain nombre de règlements et de règles architecturales applicables aux édifices qui forment l’enveloppe physique des espaces publics ». Cette définition rejoint bien celle de Françoise CHOAY et de Pierre LAVEDAN. Elle s’adapte cependant au métier d’architecte-urbaniste dans sa pratique de composition urbaine ou de dessin de ville.


Définition de l’Art Urbain
par le Séminaire Robert Auzelle

En donnant pour définition à l’Art Urbain : «Ensemble de démarches pluridisciplinaires conduisant à la création ou à la transformation des ensembles urbains avec un souci d’évaluation de la qualité architecturale, de la qualité de la vie sociale et du respect de l’environnement ». Le Séminaire Robert Auzelle donne un sens plus contemporain et plus prospectif à cette définition en associant étroitement le projet de transformation de la ville à la représentation graphique de celle-ci et en apparentant ce terme à celui « d’urban design » qui est apparu aux U.S.A. depuis la seconde guerre mondiale.

Le Séminaire Robert Auzelle vise aussi dans cette définition, les différents professionnels du cadre de vie et leurs pratiques responsables de l’Art Urbain, que sont les maîtres d’ouvrages et les maîtres d’œuvre ; tous confrontés à une finalité impliquant le débat démocratique, le respect d’une déontologie et la recherche d’une éthique du cadre de vie commune.

Définition plus complexe certes, mais plus contemporaine car à la différence du passé, la ville n’est plus seulement conçue par un prince avec son architecte, mais par la conjonction de multiples acteurs disposant de pouvoirs et ayant des objectifs différents.

Dans ce cadre, les professionnels du cadre de vie doivent aussi œuvrer dans l’intérêt du bien commun, qui impose le respect de la dignité de la personne humaine (01.10.99 – RMA).


   
dans le dictionnaire » explique Robert-Max Antoni, « mais sa définition n’offre aucune information sur l’usage et l’intérêt de cet espace ».
C’est là que la notion d’art urbain, lancé par le Séminaire, prend tout son intérêt en rassemblant des données (historiques, sociologiques ...) que les urbanistes aujourd’hui ont tendance à négliger. « Nous sommes obnubilés par un code de l’urbanisme trop technocratique » justifie R-M. Antoni. La notion « d’art urbain » est ainsi née en opposition au termed’urbanisme, qui selon le séminaire, est en état d’échec par rapport
 
à la prise en compte des besoins collectifs.
« Le mot d’urbanisme n’a plus de sens » confirme R-M. Antoni. « Beaucoup de gens sans formation dont les maires des communes étaient fondés légitimement à l’exercer ». Or historiquement les urbanistes (architectes ou ingénieurs) avaient un engagement vis-à-vis de la cité. Des clauses morales qui s’apparentaient à celle du milieu médical en faisant d’eux « les médecins de la ville ». Un débat que le Séminaire Robert Auzelle souhaite développer très vite au sein du ministère.
«Vocabulaire illustré de l’art urbain «, tel est le titre du document édité par le Séminaire Robert Auzelle, sous l’impulsion de Robert-Max Antoni, inspecteur général de la construction et coordinateur de la sous-section architecture au Conseil général des ponts et chaussées.
Cet essai de langage, recueil de définition sur l’art urbain, va permettre de parler de la ville en proposant aux différentes professions de partager un vocabulaire commun . Mais aussi d’apprendre à tous les futurs acteurs de la ville à garder la trace des lieux et à s’appuyer sur les valeurs pré-existantes du site. Ce document - voué à être enrichi chaque année - est organisé en cinq parties : perception, composition, espaces publics, mobilier et décor et représentation. On y apprend par exemple l’origine, l’histoire et la vocation de la cité-jardin,du square ; la notion de repère, de fenêtre urbaine, de
pignon ou de ligne de crête. »Bien sûr le mot »traboule » est

                  Le séminaire et son inspirateur : Robert Auzelle
Le séminaire a été crée en 1984 par un groupe d'enseignants de l'école d'architecture Paris-conflans, pour perpétuer les principes de Robert Auzelle, disparu en décembre 1983. Architecte puis urbaniste, il participe notamment à la reconstruction des villes bretonnes détruites pendant la dernière guerre. Egalement enseignant, il porte il porte l’architecture au rang d’art , prône la constitution d’équipes pluridisciplinaires. Il est aussi le porte parole d’un urbanisme responsable devant » défendre les intérêts moraux des populations concernées ». Parallèlement à la rédaction de ce dictionnaire illustré de l’art urbain, l’association organise de nombreux colloques ainsi qu’un concours thèmatique annuel ouvert aux étudiants. Il est cette année consacré à l’entrée des villes.
Equipement magazine n°64 • novembre 94


De l’Art public expression de la vie sociale

« Il manque à nos villes l’esprit vivifiant de l’art qui les eût complétées et en eût décuplé la valeur, il y manque quelque effort dans la conception des compositions urbaines,...
C’est l’absence de beauté, c’est à dire de ce qui plus que tout agrémente la vie, qui nous oblige à dire que l’œuvre de la construction des villes au cours du siècle passé a été imparfaite. Quelques réelles qu’avaient été les améliorations apportées, les pauvres eux mêmes qui en ont bénéficié se sont rendus compte comme tout le monde, qu’elles ne visaient que les conditions matérielles de la vie urbaine ; sensibles eux aussi à la beauté, ils ont eu la sensation que quelque chose leur manquait : l’Art. ... »

« L’Art consiste à bien faire ce qui doit être fait »
Raymond Unwin,

extrait de Plans de villes, p5, édition Equerre.


L'art urbain selon Robert Auzelle

Toute la philosophie taoïste glorifie le « vide » : c’est le moyeux qui fait la roue, le creux qui fait le bol ... J’ai, dans un autre ouvrage* insisté sur l’importance du « vide » dans l’art urbain, et sur le caractère très subjectif de l’appréciation de la validité du site, compte tenu de ces possibilités de renouvellement. Il me paraît que l’espace vide, qu’il soit libre planté ou vert, constitue l’essentiel de l’art urbain, - l’architecture citadine n’étant qu’une des nombreuses parois qui délimitent cet espace.
Indépendamment des pleins qui le déterminent, on peut apprécier le vide en soi. Les architectes n’ont que trop tendance à s’intéresser qu’à la surface de leurs façades « principales » ! Or, nous sommes arrivés à une époque où l’ampleur des opérations de rénovation et des libertés vis-à-vis des alignements et même des gabarits, nous rendent responsable de la totalité de l’œuvre, qui - du moins théoriquement - est devenue unique : vide et bâtiment, architecture et environnement. Si cette notion était plus généralement répandue, si elle donnait lieu à des recherches nombreuses et variés, - recherches auxquelles d’autres disciplines ne devraient pas rester étrangères -, si , enfin elle était enseignée, peut être alors pourrions nous espérer une amélioration du cadre de notre vie urbaine.

extrait p70 et 80 de " L'Architecte " (avril 1965)
Vincent,Fréal et Cie, Editeurs.



L’art urbain
qu’est-ce à dire ?


Cette interrogation de Michel Ragon interpelle les acteurs de l’art urbain. Le pouvoir politique (les élus, l’Etat ), le pouvoir urbanistique (architectes, ingénieurs, paysagistes, plasticiens, urbanistes )et le pouvoir médiatique (professionnels de l’aménagement, de la banque, de la construction et des médias ) s’interrogent sur le sens donné à ce vocable.

Si l’on se réfère au passé ou à la tradition, Fançoise Choay nous propose une excellente définition inspirée de celle de Pierre Lavedant, pour qui « la ville n’est pas seulement un ensemble d’édifices, publics ou privés, puisque ceux-ci sont reliés par des espaces libres : rues, places, jardins publics. La répartition et l’aménagement de ces espaces libres, tel est l’objet de ce qu’on appelle l’espace urbain ».
Après-guerre la conception de l’espace urbain est marquée par la charte d’Athène qui préconise une ville basée sur la séparation des fonctions, libérée du passé antinomique de la cité traditionnelle.

L’art urbain prospectif agit essentiellement sur le traitement et l’organisation des espaces publics en ville, la définition du paysage urbain ( hauteur, aspect, alignement des constructions, œuvres d’art, mobilier ...),
Aujourd’hui dans l’esprit du public l’art urbain se réduit au mobilier urbain, au 1% de la construction publique réservé aux artistes, à l’art dans la rue.

L’art et la ville (édition Skira) rend compte à ce titre du développement remarquable des oeuvres d’art qui apportent , notamment dans les villes nouvelles , une amélioration sensible du cadre de vie.

les grands axes de la région parisienne.

Le séminaire robert Auzelle quand à lui, préconise un art urbain prospectif, fédérant à travers une pratique pluridisciplinaire les acteurs des trois pouvoirs vers la beauté et la qualité de la ville. Dans la continuité du passé il introduit la dimension écologique et le débat démocratique porteur d’avenir.

la localisation et l’ordonnancement des édifices publics dans le maillage des voies. Il se fixe pour finalité de donner un sens à l’espace public en proposant un projet d’articulation spatiale du domaine public intelligible à tous. Il s’apparente ainsi fortement à l’urban design terme qui est apparut aux Etats unis et en Angleterre depuis la deuxième guerre mondiale.

Enfin l’art urbain prospectif associe étroitement projet de transformation de la ville et représentation graphique de celle-ci. A ce titre il est dans la continuité du Quattrocento où les règle de la perspective furent découvertes et vulgarisées par les auteurs de traités d’architecture tels Alberti et les peintures véduttiste présentant des spectacles de ville.

« Ce ne sont pas les monuments qui font à Venise ou à Rome un art urbain dans la ville. C’est la ville toute entière qui est œuvre d’art (...) L’art loin d’être aujourd’hui un passéisme est au contraire une utopie et rien ne se fait de neuf, rien ne se fait de grand, rien ne se fit de prospectif , sans utopie. Il est des notions qu’il faut réinventer. C’est le cas de l’art urbain (...) La beauté n’est pas forcement monumentale. L’art urbain de demain sera certainement technologique, mais s’il n’est pas en même temps démocratique, nous nous préparons de tristes lendemains ».
Michel Ragon, les trois pouvoirs de l’art urbain
Paris, centre historique, espaces libres.



What is urban design?
Par le Urban Design Group
Qu'est le "design urbain" - "conception urbaine"?

Urban design is the collaborative and multi-disciplinary process of shaping the physical setting for life in cities, towns and villages; the art of making places; design in an urban context. Urban design involves the design of buildings, groups of buildings, spaces and landscapes, and the establishment of frameworks and processes that facilitate successful development.

La "conception urbaine" est le processus de collaboration multidisciplinaire pour former l'arrangement physique de la vie dans les villes, grandes et petites, et les villages: art de faire des endroits; conception dans un contexte urbain. La "conception urbaine" implique la conception des bâtiments, groupes de bâtiments, espaces et paysages, et l'établissement des cadres et des processus qui facilitent un développement réussi.

Peter Webber defines urban design as 'the process of moulding the form of the city through time'. Jerry Spencer has described it as 'creating the theatre of public life'. To Carmona, Heath, Oc and Tiesdell it is 'the process of making better places for people than would otherwise be produced'. The urban designer Doug Paterson has defined urban design as 'merging civitas and the urbs: building the values and ideals of a civilized place into the structure of a city'. Peter Batchelor and David Lewis define urban design as 'design in an urban context'. They use the word design 'not in its traditional narrow sense, but in a much broader way. Economic projections, packaging new developments, negotiating public/private financial partnerships, setting up guidelines and standards for historic revitalisation, forming non-profit corporations that combine citizens with public and private sector financing resources, all are considered as design.'

Peter Webber définit la "conception urbaine" comme " le processus de mouler la forme de la ville au fil du temps ". Jerry Spencer l'a décrit comme ' créer le théâtre de la vie publique '. Pour Carmona, Heath, Oc et Tiesdell c'est ' le processus de faire pour les gens de meilleurs endroits que ce qui aurait sinon été produit '. Le concepteur urbain (urban designer) Doug Paterson a défini la "conception urbaine" comme ' fusionner civitas et urbs: établir les valeurs et les idéaux d'un endroit civilisé dans la structure d'une ville '. Peter Batchelor et David Lewis définissent la "conception urbaine" comme ' conception dans un contexte urbain '. Ils emploient le mot conception ' pas dans son sens étroit traditionnel, mais d'une manière beaucoup plus large. Raire des projections économiques, empaqueter de nouveaux développements, négocier des partenariats financières public/privé, établir des directives et des normes pour la revitalisation historique (= des quartiers historiques), former des sociétés sans but lucratif qui combinent des citoyens avec des ressources financières des secteurs public et privé, tout cela est considéré comme conception.'

In the words of the writer and critic Peter Buchanan: 'Urban design is about how to recapture certain of the qualities (qualities which we experience as well as those we see) that we associate with the traditional city: a sense of order, place, continuity, richness of experience, completeness and belonging. Urban design lies somewhere between the broad-brush abstractions of planning and the concrete specifics of architecture. It implies a notion of citizenship: life in the public realm. It is not just about space, but time as well. Much of what passes for urban design is conceived only for one moment. Good urban design is more than just knitting together the townscape. Urban designers should be configuring a rich network in which buildings come and go: a framework of transport, built fabric and other features, which will create natural locations for things. Urban design structures activities.'

Selon l'auteur et critique Peter Buchanan: ' la "conception urbaine" est la façon de ressaisir un certain nombre de qualités (qualités que nous éprouvons aussi bien que celles que nous voyons) que nous nous associons à la ville traditionnelle: un sens d'ordre, d'endroit, de continuité, de richesse d'expérience, de perfection/plénitude et d'appartenance. La "conception urbaine" se trouve quelque part entre les abstractions à gros traits de la planification et les détails concrets de l'architecture. Elle implique une notion de citoyenneté: la vie dans le domaine public. Ce n'est pas simplement à propos de l'espace, mais aussi bien du temps. Beaucoup de ce qui passe pour de la "conception urbaine" est conçu seulement pour un moment. La bonne "conception urbaine" est plus que juste tricoter ensemble le paysage urbain. Les concepteurs urbains devraient configurer un réseau riche dans lequel les bâtiments entrent et sortent: un cadre de transport, de tissu construit et d'autres éléments, qui créera des endroits normaux pour des choses. La "conception urbaine" structure des activités.'

Buchanan has written that 'urban design is concerned with analysing, organising and shaping urban form so as to elaborate as richly and as coherently as possible the lived experience of the inhabitants. In essence it is about the interdependence and mutual development of both city and citizen. And at its core is the recognition that, just as the citizen is both biological organism and self-consciously acculturated persona, so the city too is an organism shaped by powerful intrinsic, almost natural, forces (that must be understood and respected in any successful intervention) and a wilfully, even self-consciously, created cultural artefact. Interventions of the creative will have always guided the city's growth and change, elaborated its identity in many ways large and small as well as conceived and realised those crowning glories that make great cities so special. Urban design is essentially about place making, where place is not just a specific space, but all the activities and events that it makes possible. As a consequence the whole city is enriched. Instead of a city fragmented into islands of no place and anywhere, it remains a seamlessly meshed and richly varied whole. In such a city, daily life is not reduced to a dialectic between city centre and one of the similar suburbs: instead the citizen is encouraged to avail himself of the whole city, to enjoy all its various parts and so enrich his experience and education (become street-wise) in the ways only real urban life allows.'

Peter Buchanan a écrit que ' la "conception urbaine" vise à analyser, organiser et mettre l'urbain en forme afin d'élaborer l'expérience vécue des habitants aussi richement et avec autant de cohérence que possible. Il s'agit essentiellement de l'interdépendance et du développement mutuel de la ville et du citoyen. Et son noyau est de reconnaître que, juste comme le citoyen est à la fois un organisme biologique et une personne consciemment acculturée, ainsi la ville est de même un organisme formé par de puissantes forces intrinsèques, presque naturelles (qui doivent être comprises et respectées pour toute intervention réussie), et aussi un objet culturel créé qui est obstinément, voire timidement, façonné. Les interventions de la volonté créatrice ont toujours guidé la croissance et le changement de la ville, élaborés son identité de beaucoup de manières grandes et petites aussi bien que conçu et réalisé ces "gloires de couronne" (crowning glories) qui rendent de grandes villes si spéciales. La "conception urbaine" consiste essentiellement à faire des "endroits", qui ne sont pas simplement des espaces spécifiques, mais incluent toutes les activités et événements qu'ils rendent possibles. Par conséquent toute la ville est enrichie. Au lieu d'une ville réduite en fragments dans des îles de nulle part et n'importe où, elle reste une ensemble maillé sans discontinuité et richement varié. Dans une telle ville, la vie quotidienne n'est pas réduite à une dialectique entre le centre de la ville et une des ses banlieues identiques: au lieu de cela le citoyen est encouragé à se servir de toute la ville, pour apprécier toutes ses diverses parties et ainsi enrichir son expérience et son éducation (devenant sensible à la rue) dans des manières que seulement la vraie vie urbaine permet.'

Some urban designers define urban design as 'the design of the spaces between buildings', presumably to distinguish it from architecture, which they define as the design of the buildings themselves. This definition excludes urban design's proper concern with the structure of a place; it ignores the fact that to a significant extent the characteristics of the spaces between buildings are determined by the buildings themselves; and it encourages architects in any tendency they may have to ignore the context in which they are designing. The question of where urban design should or does fit into the landscape of urban professions -- whether it should be regarded as a distinct profession itself, or as a way of thinking, or as common ground between a number of professions or between a wide range of people involved in urban change, for example -- is widely discussed.

Quelques concepteurs urbains définissent la "conception urbaine" comme ' conception des espaces entre les bâtiments, vraisemblablement pour la distinguer de l'architecture, qu'ils définissent comme conception des bâtiments elles-mêmes. Cette définition exclut le souci approprié de la "conception urbaine" avec la structure d'un endroit; elle ignore le fait que les caractéristiques des espaces entre les bâtiments sont déterminées jusqu'à un degré significatif par les bâtiments eux-mêmes; et elle encourage des architectes dans toute tendance qu'ils peuvent avoir d'ignorer le contexte dans lequel ils conçoivent. La question de savoir où la "conception urbaine" s'adapte, ou devrait s'adapter, dans le paysage des professions urbaines -- si elle devrait être considérée comme une profession distincte elle-même, ou comme manière de pensée, ou en tant que champ commun à un certain nombre de professions ou à un éventail de personnes impliquées dans le changement urbain, par exemple -- est largement discutée.

Barry Young has suggested one set of stages for the urban design process. These are:
a) Define physical design principles.
b) Identify performance criteria.
c) Develop design options.
d) Evaluate the options in terms of design principles and performance criteria.
e) Develop the preferred option.

Barry Young a suggéré un ensemble d'étapes pour le processus de "conception urbaine" :
a) Définir les principes physiques de conception.
b) Identifier les critères de performance.
c) Développer les options de conception.
d) Evaluer ces options en termes de principes de conception et critères d'exécution / de performance.
e) Développer l'option préférée.

Abercrombie and Forshaw wrote in their 1943 County of London Plan of the 'low level of urban design' in pre-war London. Urban design was being discussed in the American planning profession in the 1950s. What is generally said to have been the first urban design conference was held at Harvard University's Graduate School of Design in 1956, its participants including Lewis Mumford, Jane Jacobs, Victor Gruen And Edmund Bacon. Its organiser, Jose Luis Sert, announced urban design as a new academic field, which he defined as 'the part of planning concerned with the physical form of the city'. The first university course in urban design was established at Harvard in 1960. Lewis Mumford wrote in 1957 from the USA accusing FJ Osborn (in a letter to him) of identifying new towns with 'only one kind of urban design'. In 1959 the American Institute of Planners' policy statement on urban renewal stated: 'Renewal offers an opportunity to secure superior urban design when relatively large areas of land are improved under coordinated design leadership, and relatively uniform site and building controls'.

Abercrombie et Forshaw ont évoqué dans leur plan de 1943 pour le comté de Londres ' le bas niveau de la "conception urbaine" ' dans le Londres d'avant-guerre. La "conception urbaine" était discutée dans les années 50 par la profession américaine de planification. On dit généralement que ce qui a été la première conférence urbaine de conception s'est tenu en 1956 à l'école supérieure de Conception/Design de l'université de Harvard, ses participants comprenant Lewis Mumford, Jane Jacobs, Victor Gruen et Edmund Bacon. Son organisateur, Jose Luis Sert, annonça la "conception urbaine" comme un nouveau champ scolaire, qu'il a défini comme ' la partie de la planification qui est concerné par la forme physique de la ville '. Le premier cours universitaire de la "conception urbaine" a été établi à Harvard en 1960. Lewis Mumford a écrit des Etats-Unis en 1957, dans une lettre à FJ Osborn, l'accusant d'identifier les villes nouvelles avec ' un simple genre de "conception urbaine" '. En 1959 une déclaration de principe (policy statement) de l'institut américain des planificateurs indiquait, à propos de la rénovation urbaine: ' la rénovation donne une occasion d'assurer une "conception urbaine" supérieure quand des secteurs de terrains relativement grands sont améliorés sous une conduite de conception coordonnée, et une maîtrise relativement uniforme des emplacements et des bâtiments.

The American Institute of Architecture established a Committee on Urban Design in 1960 and it published Paul D Spreiregen's book Urban Design: the architecture of cities and towns in 1965. The Joint Centre for Urban Design at Oxford Polytechnic (later Oxford Brookes University) was established in 1972. The UK Urban Design Group was formed in 1978. Punter and Carmona note that in the UK the term urban design 'had been conspicuous by its absence' in government publications and guidance until the publication of John Gummer's Quality in Town and Country in 1994.

L'institut américain de l'architecture a établi en 1960 un comité de "conception urbaine" et elle a publié en 1965 le livre de Paul D Spreiregen ' "conception urbaine": l'architecture des petites et grandes villes '. Le centre commun (Joint Centre) pour la "conception urbaine" à l'école d'enseignement technique d'Oxford (devenue depuis l'université d'Oxford Brookes) a été établi en 1972. L'organisme britannique Urban Design Group a été constitué en 1978. Punter et Carmona notent qu'au R-U le terme "conception urbaine" ' avait brillé par son absence ' dans les publications et les conseils du gouvernement jusqu'à la publication en 1994, par le ministre John Gummer, de ' La qualité dans la ville et la campagne'.

The Department of the Environment, Transport and the Regions gave a definition (in Planning Policy Guidance Note 1) that was broad in describing what urban design covered but, despite its length, said little about what sort of activity urban design was. Urban design, said PPG1, was 'the relationship between different buildings; the relationships between buildings and the streets, squares, parks, waterways and other spaces which make up the public realm; the relationship of one part of a village, town or city with other parts; patterns of movement and activity which are thereby established; in short, the complex relationship between all the elements of built and unbuilt space.'


Texte anglais de : http://www.udg.org.uk/?section_id=8

Le ministère de l'environnement, du transport et des régions a donné (dans la note PPG 1 de conseils de politique de planification) une définition qui était large en décrivant ce que la "conception urbaine" a couvert mais, en dépit de sa longueur, disait peu au sujet de quelle sorte d'activité était la "conception urbaine". La "conception urbaine", a indiqué PPG1, est ' le rapport entre différents bâtiments; les rapports entre les bâtiments et les rues, les places, les parcs, les voies d'eau et d'autres espaces qui composent le domaine public; le rapport d'une partie d'un village, d'une petite ou grande ville, avec les autres parties; types de déplacements et d'activités qui sont de ce fait établis; en bref, le rapport complexe entre tous les éléments de l'espace construit et non-construit.'